Carlos Baleba : stronger thing
Il ne serait pas surprenant de le voir dans l'équipe type de cette CAN tant ses prestations crèvent l'écran. Milieu de terrain de Brighton et du Cameroun de 22 piges, Carlos Baleba est en train de se faire un nom sur le continent africain et ne devrait plus tarder à débarquer chez un mastodonte de Premier League. Surtout s'il fait mal au Maroc.
2022. Carlos Baleba vient de fêter ses 18 ans et s’apprête à faire le grand saut pour un voyage en Europe jusqu’à Lille. Un gamin plein de potentiel et chargé d’attentes. Le talent camerounais quitte l’École de Football des Brasseries du Cameroun, à Douala, où il est entré à 13 ans après avoir été repéré lors d’un tournoi organisé par l’académie. Douala, c’est ici où la pépite des Lions Indomptables est née et a grandi, dans le quartier d’Akwa, au nord de la ville. Une enfance marquée par la maison familiale qui avait terminé complètement calcinée, épisode qu’il n’a pas oublié, et, évidemment, par le foot. Il débute au Futur Soccer, à Douala. Il est alors ailier droit, mais arrête vite le foot à cause d’une blessure qui l’empêche de marcher normalement. Il reprend finalement, toujours à Douala, du côté de Bepanda et Grand Moulin. Avant, donc, que le numéro 10 de l’époque ne soit repéré par les Brasseries du Cameroun.
De Balepa à Baleba
Mais si le jeune Baleba a vite fait du foot une religion, c’est surtout à cause de son père, Eugène… Balepa. Oui, avec un P. « Je ne sais pas pourquoi, pour mon petit frère et moi, ça a été remplacé par un B » , racontait Baleba à son arrivée au LOSC. Le paternel a été footballeur, avec même un essai effectué à l’AS Saint-Étienne à son époque, avant de jouer en Afrique du Sud et au Cameroun. Mais si Balepa n’a pas forcément eu la carrière dont il rêvait, pour son fils, il était en mission. « Depuis tout petit, je suis programmé pour ça, pour devenir professionnel , assurait Carlos Baleba dans une interview sur le site du LOSC. Il y a des choses que mon père me faisait faire, qui étaient difficiles, comme porter des charges lourdes ou courir pendant plusieurs heures. Tout le monde lui disait : « C’est encore un enfant, il ne faut pas faire. » Quand je suis entré à l’académie, il m’a laissé la première année, puis, vu qu’il est entraîneur aux Brasseries du Cameroun, il m’a repris en charge à mes 14 ans en me proposant des programmes de musculation et de courses. » …
Tous propos recueillis par TC, sauf mentions.
Par Timothé Crépin pour SOFOOT.com
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